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 PDS HISTORY

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Team Poséidon
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Team Poséidon

Crédit : groggy soul (avatar) caius, the antlers (signature)
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Date d'inscription : 24/06/2012



Personnage
| Age: Indéterminé.
| Parent Divin: Aphrodite & Apollon.
| Relation ship:

MessageSujet: PDS HISTORY   Sam 17 Oct - 18:40


Il y a des choses que l'on ne peut raconter, la naissance par exemple, qui peut se souvenir avec exactitude de ce moment ? A part les personnes ayant une mémoire eidétique, et malheureusement, je n'en fais parti. Il faut donc savoir que ce que je sais de ma venue au monde, ce sont mes proches qui m'en ont parlé. A savoir mes parents. Ça a été l'horreur, apparemment ma mère a souffert le martyr en me mettant à la vie. Elle a perdu les os et les contractions ont duré une journée entière, pourtant je ne montrais toujours pas le bout de mon nez, il a fallu lui faire une césarienne, sauf que rien ne s'est passé comme prévu. Je vous passe les détails ; sachez juste que ma mère à fait une septicémie, et a faillis y passer. Une enfance facile, non ravagée, sans rancœur, des parents aimants qui faisaient de leur mieux afin d'élever leur marmaille, mais cela n'a pas été le cas jusqu'à mon seizième anniversaire. Où j'ai découvert des choses incroyables, un monde inouïe, l'adolescence permet les nouveautés, permet de se libérer. Et c'est là que je me suis découvert. Que j'ai compris qui j'étais réellement. La personne que j'avais toujours été amenée à être. Ce n'était pas la douceur anguleuse d'Aphrodite que j'appréciais, mais celle de la rude musculature d'Arès qui me sied le plus. J'ai compris également quelle était ma voie, les notes obtenues à l'école étaient digne d'un niveau d'excellence, j'ai toujours étudié avec assiduité. Et par cela, j'ai été repéré par une école de sciences politique, on me prédisait un avenir dans ce monde et séduis par l'idée, voilà que ma route était toute tracée. Pourtant, si dieu m'avait préparé à une chose, une seule, ma notion de la vie aurait été chamboulée. L'annonce de mon homosexualité n'a pas fait de grands heureux à la maison, et pour dire, c'était même digne de l'apocalypse pure et dure à la maison.
Et alors même que j'étais relégué au rang de simple chose qui n'était bonne qu'à une chose : satisfaire les besoins des parents ; j'ai rencontré la personne idéale. Un homme que je pourrais caractériser de parfait. Il m'a donné l'espoir dans un monde qui en était dénué ; il m'a apporté la touche de lumière si désirée dans cet environnement sombre et lugubre. Je l'ai aimé dès l'instant où l'on s'est parlé ; mais mué dans un silence dû à la timidité, il y a eu de longs moments de doutes, des mutismes non désirés qui se sont soldés par une réussite totale. Une relation durable que vous vous promettiez, un amour non dissimulé qui applique les codes plus ou moins normaux. Mais la normalité n'a pas de place, elle n'existe plus, rien n'est normal au final. Puis croyez le ou non, cette relation était réellement faite pour la longévité, relation qui s'est concrétisée par le rêve inespéré d'un mariage.

• • •

Les blessures ne s'effacent jamais, surtout celles-ci. L'accident de voiture a chamboulé nos vies. J'étais au volant ce jour là, et dieu sait que je m'en veux à mort. Mon époux a eu la jambe sectionnée, elle ne tenait à rien et fort heureusement que les secours sont arrivés à temps. Ils ont réussis à le sauver, mais ils n'ont rien pu faire les blessures psychologiques que cela a induit. Oliver n'a plus jamais été le même après cela. Je peux le comprendre, mais cela n'arrange rien. Les disputes sont devenues récurrentes depuis, notre relation bien plus tendue. Croire que tout allait bien était une idiotie. Il a été amputé et moi je n'ai rien eu alors que c'était moi qui conduisait et qui ait mal agis sur la route. On ne peut se défaire de cette impression d'avoir ruiné la vie d'autrui. Je ne peux m'en défaire. Et plus le temps passe, pire les choses sont. Les disputes éclatent, les tensions se créent. J'aurais bien aimé arranger les choses, revenir en arrière, mais ce n'est possible, personne ne le peut. Pourtant il y a cela qui s'impose : la certitude que même malgré les blessures, nous restons ensemble. On ne peut se passer l'un de l'autre malgré ce qui est arrivé. On aurait pu croire que tout allait se finir, que comme dans beaucoup de couple ayant vécu la même chose la séparation aurait apaisé les fluxions entre nous, pourtant il n'en a jamais été question, même si on y pensait chacun de son côté, nous ne pouvions pas. Après tout, il m'a sauvé lorsque j'étais plus jeune, à mon tour de le faire pour lui, même si la tâche me paraît ardue.

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Je touche du bout des doigts le papier peint de cette maison, celle qui correspond à l'endroit où j'ai grandis. Sensations fugaces rapportant de douloureux souvenirs. Je ne comprends pas les motivations qui m'ont poussé à revenir en cet endroit. Alors que les gouttes embaument mes globes oculaires à la vue du fameux cagibi, les moments du passent resurgissent. Je me souviens du noir total, de la peur au ventre et des mains tremblantes de rage. La réaction disproportionnée de mes parents lors de l'annonce de mon homosexualité m'avait profondément choqué. Ils m'ont frappé, ils n'ont pas compris et ont eu honte de ce que j'ai pu devenir. Une simple pédale d'après eux. Ils m'ont claquemuré dans le cagibi de la cuisine, ont fermé la porte à clef et m'ont laissé là pendant une journée entière, le temps que je puisse changer d'avis. Mais comment renier cette partie de mon être ? Comment ne pas être profondément bouleversé ? J'avais besoin de leur soutien, de leur amour, non de cette infamie sans nom. Détournant le regard de cet endroit, la maison est en vente, de quoi me ravir, effacer tous les souvenirs de cette vie qui hante entièrement. Je referme la porte de cette bâtisse damnée, et je souris d'un air ravis. Malgré le fait que j'aimais réellement les deux personnes qui m'ont mis au monde, j'ai définitivement tiré un trait sur eux lorsque je suis parti de la maison. Et ils sont décédés il y a peu de temps. Il est désormais grand temps d'aller signer les papiers afin de la vendre, je ne veux plus jamais y retourner, je veux oublier tout cela.
Mon mari et moi, nous aurions pu y emménager dans cette demeure, mais je ne voulais pas, cela aurait été renouer avec l'horreur, ce n'était pas quelque chose de bien pour mon équilibre psychologique. Puis nous avions déjà une maison, inutile de faire plus. C'est alors que j'entends cette rumeur en allumant le poste de radio de ma voiture, quelque chose de grave qui est arrivé à Terminal Island, une histoire de prisonnier qui aurait attaqué les gardiens. Alors que je mets le son plus fort, je commence à me dire que ceci n'est pas normal, comment cela a-t-il pu arriver ? Mais deux semaines plus tard, l'annonce de la fermeture de cet endroit est annoncée, alors que parallèlement se développerait un virus encore inconnu. En moins de deux semaines, les choses dégénèrent, que se passe-t-il ? Je ne saurais le dire. Mais quelques jours plus tard, une zone de quarantaine est instaurée autour de la ville-même. Il ne se passe rien, on ne nous apprend rien et c'est à nous de nous débrouiller avec cela.

• • •

« Ferme la porte à double tour ! » Je crie cela à mon mari parce que les choses dégénèrent dans la rue. Les émeutes sont de plus en plus fortes. Les citoyens sont en colère, ils viennent me demander ce qui se passe, mais que puis-je répondre ? Je ne suis plus au courant de rien, l'adjoint du gouverneur n'est pas dans la confidence, et je suis comme n'importe lequel des hommes dehors : ignorant des événements. Mais dans la rue ça gronde, et de ce fait, mon époux et moi essayons de barricader la maison, pour éviter tout problème. Nous fermons les volets et tentons de nous protéger du mieux que l'on peut. La vérité c'est que j'ai une petite idée de ce qui peut se passer, de simples déductions. Mais cela ne peut être réel, ça ne peut pas l'être. On parle d'une maladie étrange, qui se développe à une vitesse ahurissante. Ce genre de choses n'arrivent que dans les films, et nous sommes dans la réalité. Pourtant, c'est ce qui se passe. Je suis effrayé pour être honnête, tout dégénère au dehors.
La vie continue qu'ils disent, pas la mienne. J'ai été remercié. Le gouverneur m'a bien fait comprendre que mes services n'étaient plus requis et que je devais rester dans l'enceinte de la quarantaine. Voilà pourquoi je ne suis au courant de rien à part de ce qu'il peut se dire à travers la propagande ou les racontars divers et variés. De bonnes et longues années de loyaux services qui n'ont pas été d'une grande aide au final. Je dois avouer cependant que les événements récents m'inquiètent bien plus que les autres car j'ai été au courant de l'accident de Terminal Island, mais à partir de là, plus de son, plus d'image et cette lettre de licenciement. Je devrais en être soulagé, parce que de ce fait je peux m'occuper de la maison, faire en sorte que rien ne nous arrive à mon époux et moi, mais j'ai peur, vraiment peur. Pourtant je sais que quoi qu'il faille faire, je n'hésiterai pas.

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